Psychologue pour enfant

Trois axes d'intervention dans le cadre d'une approche cognitive (a) un (pré)diagnostic du Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (ou non), (b) le diagnostic des enfants précoses ("surdoué", "haut-potentie"l, "hyper-intelligent"...), déficients et ceux en difficulté scolaire, (c) les rémédiations cognitives.

Diagnostic, conseil et préconisations, communication de partenaires relais.

Le trouble déficiatire de l'attention à prédominance inattentive (TDA)

Ce trouble se caractérise par une tendance excessive à la distraction (inattention ou « être dans la lune »), par des difficultés à soutenir l’attention et par une sensibilité à l’effort cognitif (fatigabilité). Une lenteur importante lors de l’exécution des tâches, que ce soit les travaux scolaires ou les routines du quotidien, est également souvent observée et mesurée chez les personnes ayant un TDA. Oublis, sentiment de ne pas avoir une bonne mémoire, difficulté de maintenir un effort cognitif sont souvent rapportés.

Trouble déficitaire de l’attention à prédominance hyperactive-impulsive (TDAH)

Ce trouble se caractérise par une propension à l’agitation motrice (hyperactivité) et/ou à l’impulsivité et très souvent, par un manque de contrôle de soi et de ses émotions (défaut d’inhibition). Les personnes TDAH ont un besoin d’activité, de bouger, de parler. Leurs pensées se bousculent dans leur tête. Elles peinent à sélectionner l’information pertinente parmi toutes les informations reçues car elles portent attention à trop de choses en même temps. De même, elles ont une tendance à poser des gestes non réfléchis ou à émettre des commentaires (trop) spontanés.

Examens psychologiques et tests d'efficience intellectuelle chez l'enfant de 6 à 14 ans

Trois populations sont généralement concernées dans le cadre d'un « dépistage » (identifier les points forts et les points faibles cognitifs et intellectuels) : (1) jeunes précoces (QI > 130) non dépistés et présentant des problèmes d'adaptation dans le cadre familial et/ou à l'école, (2) jeunes déficients intellectuels (Ql<70) présentant un retard de développement et un retard scolaire, (3) jeunes en difficulté voire en échec scolaire présentant un retard scolaire.

Les rémédiations cognitives

Le travail de remédiation cognitive permet de dégager d’abord les fonctions cognitives déficientes et d’évaluer les potentiels d’apprentissage de l’enfant en ce qui concerne l’attention, la représentation mentale des tâches à réaliser, les stratégies de travail, la mémorisation, les connaissances logico-mathématiques, spatio-temporelles, etc.,  afin de mettre en place ensuite l’action de remédiation proprement dite. Un apprentissage s’effectue en effet par la pratique de la « médiation » dont le but est de donner sens aux activités et aux découvertes du sujet en l’aidant à les nommer, à les organiser, en induisant des stratégies de traitement des informations et de résolution des problèmes, en encourageant, stimulant, etc. Le travail de remédiation cognitive va consister à présenter au sujet des tâches qui d’une part vont mobiliser certaines compétences acquises et d’autre part susciter l’emploi et l’usage répété des fonctions cognitives déficientes, en utilisant un matériel attrayant et en faisant participer le sujet à la définition des objectifs de travail. Le but est tout à la fois d’aider à la prise de conscience des capacités existantes et de dépasser certains échecs en proposant des tâches de difficultés croissantes qui favorisent la réussite, la persévérance et le plaisir d’apprendre, les performances obtenues permettant de replacer le sujet dans un contexte dynamique où il n’est plus question d’« incapacités» mais de «potentialités ».